L'écriture, la peinture, la photo, et le jardinage sont omniprésents au quotidien. Pour l'amour de la peinture, je le dois à mon père qui malheureusement n'est plus. Lui aussi prenait souvent ces fameux chemins de traverse pour s'évader, pour respirer. Il arrivait à se déconnecter de tout son environnement lorsqu'il plongeait tête en avant dans sa toile. Moi, je lui ressemble dans ce sens et j'aime joindre à la peinture un petit texte, une poésie.
Elle court, court, espère échapper à son fantôme mais elle n'y parvient pas.
Elle laisse, laisse, s'éloigner le temps, les vents violents de son passé toujours présent.
Elle cogne, cogne, contre des portes verrouillées, espoir au ventre, toujours absent.
Elle pleure, pleure, larmes de sang, plaies béantes, ils disent affaire de temps.
Il est sourd, sourd, pourtant comme elle, fait de chair et de sang.
Il est vide, vide, différent d'elle, pleine de sentiments.
Il est loin, loin, mais si près pourtant.
Il est glacial, glacial, comme le vent d'autant.
Thès.