L'écriture, la peinture, la photo, et le jardinage sont omniprésents au quotidien. Pour l'amour de la peinture, je le dois à mon père qui malheureusement n'est plus. Lui aussi prenait souvent ces fameux chemins de traverse pour s'évader, pour respirer. Il arrivait à se déconnecter de tout son environnement lorsqu'il plongeait tête en avant dans sa toile. Moi, je lui ressemble dans ce sens et j'aime joindre à la peinture un petit texte, une poésie.
Une place tous les jours,
c'est celle de notre amour,
oublié à jamais,
dans mon coeur déchiré.
Tant de mots inutiles,
tes regards si subtils,
suffisaient à comprendre,
c'est la fin c'est pas tendre.
Ouvre-moi répond-moi,
je cognais à la porte,
toi le coeur
amours mortes.
Délaissée à jamais,
dans un coin écrasée,
et meurtrie par ces mots,
agressée beaucoup trop.
Acharnée et tenace,
je t'ai laissé ma place,
malveillante impudique,
ton sourire maléfique.
Pardonner je saurai
oublier ça jamais,
ces moments de magie,
sans vergogne les a pris.
De tes ongles arrachés,
tout mon coeur a saigné,
toutes les larmes de mon corps
presque frôler la mort.
J'ai eu mal dévorée,
ton silence a calmé,
la violence inutile,
de mes mots malhabiles.
Tu savais si bien faire,
quelques mots j'exagère,
qu'un regard suffisait,
dans mon âme fusillée.
J'étais morte avant l'heure,
une loque quelle erreur,
celle d'avoir cédé,
un être désabusé.
La folie était là,
tout près à quelques pas,
décision était prise,
me sauver de ton emprise.
Une porte condamnée,
le silence a fermé,
verrouillée à double tour,
la maison de notre amour.
Thès.